TÉLÉCHARGER ALBUM CLANDESTINO MANU CHAO GRATUITEMENT

Navigation Accueil Portails thématiques Article au hasard Contact. Content aussi de revenir par une porte sans dorure, avec sous le bras un album qui lui ressemble, à la fois journal intime et carnet de route. Je me dis qu’on y est peut-être pour quelque chose, qu’on a contribué à faire sauter quelques barrières. La Mano fut l’un des groupes français les plus importants de la dernière décennie. TTC , Bâtards sensibles Elli et Jacno , Tout va sauter

Nom: album clandestino manu chao
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Licence: Usage Personnel Seulement
Taille: 51.9 MBytes

Compay Segundo – Eternel compère ; Next Premium: Comment as-tu perçu le mouvement des sans-papiers en France et notamment l’engagement des artistes? Louise attaque , Comme on a dit Comme je suis assez caméléon, je m’adapte aussi bien aux vieux qu’aux gamins, j’ai le contact aussi facile avec les Cubains, les Mexicains ou les Brésiliens. Louons ceux qui savent partir sans bruit. La matière première est là depuis longtemps, mais j’étais sans arrêt le cul entre mille chaises, pris dans une spirale de voyages, de rencontres, de projets, sans avoir vraiment le temps de réfléchir à un album.

Un disque qui réduit les frontières entre Europe et Amérique mnau Sud, entre légèreté et gravité, mélancolie et euphorie. Louons ceux qui savent partir sans bruit.

Ceux qui savent se soustraire à nos affections sans implorer qu’on les retienne. Ceux qu’on n’a même pas vu s’enfuir, ces Joe Strummer, ces Mark Hollis, ces Manu Chao, avec qui les retrouvailles prennent une allure particulière, paradoxale, comme s’il s’agissait de vieux amis qu’on rencontrait pour la première fois.

Content aussi de revenir par une porte sans dorure, avec sous le bras un album qui lui ressemble, à la fois journal intime et carnet de route.

album clandestino manu chao

Il faut aussi louer ceux qui savent revenir sans bruit. Pendant huit ans passés à la tête de la Mano Negra, Manu Chao a enchaîné albums quatre en studio, un en public et tournées fleuves, a mis la main à la pâte sur tous les fronts, surtout quand ça brûlait, quand ça urgeait.

Inépuisables artisans des dialogues musicaux Nord-Sud, candidats volontaires des enjeux lcandestino frontières, initiateurs de projets transversaux sur mer, fer et terre Cargo 92, le train en Colombie, la Caravane des quartiersManu et la Mano ont voyagé loin et beaucoup sans prendre soin de ménager leur monture. Puis Manu Chao a repris la route, seul, avec pour bâton de pèlerin un studio portable destiné à capturer ici et là les instants de vérité d’un monde flétri par le mensonge.

Après avoir pendant quatre ans joué les Tintin en Amérique du Sud, principalementpetit reporter agile et caméléon perdu dans le siècle mais vacciné contre la tourista, Manu chxo malice s’est installé en Galice pour répertorier ses trésors cao voyage et écrire son manuel de géographie personnel: Clandestino est l’album des voyages légers, des photos prises sur le vif, sitôt rendues à la lumière, sans filtre ni artifice.

La matière première est là depuis longtemps, mais j’étais sans arrêt le cul entre mille chaises, pris dans une spirale de voyages, de rencontres, de projets, sans avoir vraiment le temps de réfléchir à un album.

J’ai passé ces dernières années à voyager et, pendant tout ce temps, j’ai accumulé des tonnes d’enregistrements réalisés à droite à gauche.

Manu Chao – Clandestin passager – Les Inrocks

C’était éparpillé dans tous les coins et il a fallu d’abord faire le tri, répertorier les kilomètres de bande, ranger un peu la turne. La tonalité intimiste de l’album s’est révélée grâce à ce tri, en cours de route, lorsque je me suis rendu compte que j’avais en stock pas mal de chansons très dépouillées, très simples, qui se mariaient bien les unes aux autres, comme de petites cartes postales.

Avec le recul, les chansons de la Mano Negra que je préfère, celles qui à mon sens ont le mieux vieilli, sont justement les plus tranquilles, les plus légères. Alors j’avais envie de poursuivre dans ce style, en tout cas pour ce premier album sous mon nom.

A côté de clabdestino, j’ai des tas de morceaux totalement différents, qui vont de la alubm au trash-hardcore, mais ce n’était pas vraiment le bon moment pour les sortir. Je me suis posé la question de savoir s’il fallait tout mélanger comme au temps de la Mano et j’ai finalement opté pour une séparation des genres.

Mon but est désormais de parvenir à sortir un album environ tous les six mois avec, à chaque fois, une option musicale radicalement différente, un concept très précis. Avec Casa Babylonle dernier album de la Mano Negra, avais-tu le sentiment d’être parvenu aux limites d’une formule? Nous n’avons jamais trop réfléchi à une stratégie, nous laissions au contraire les choses venir selon l’humeur générale du moment.

Il se trouve qu’à cette époque-là, la structure du groupe avait déjà éclaté. Nous n’étions plus du tout un clan soudé comme au début, coandestino disque s’est construit en plus ou moins petits comités, chacun allant et venant selon ses envies, parfois les uns contre les autres, d’autres fois tous ensemble.

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Nous avons expérimenté pas mal de nouvelles façons d’enregistrer, de mixer: L’esprit de clan, très présent au début de la Mano, s’est progressivement transformé en esprit de collectif, avec l’apport de gens de l’extérieur, ce qui a contribué à dissiper les frontières autour du groupe lui-même.

La véritable usure s’est fait ressentir au niveau des concerts. J’avais le sentiment d’avoir sur ce point bouclé une boucle, et le fait qu’il n’y ait pas eu de tournée après Casa Babylon a fini par faire exploser le carcan du groupe.

Est-ce un hasard si les deux seules chansons en français de ton album font allusion à des ruptures amoureuses? Il n’y a pas eu de rupture brutale, du jour au lendemain. Les choses se sont au contraire diluées dans le temps. Il y a eu des périodes de conflits, d’autres moments très beaux mais jamais de véritable clash. Je crois que tout le monde ressentait un peu la même chose à son niveau et il a fallu du temps pour qu’on comprenne qu’on ne trouverait pas une voie qui corresponde aux souhaits de chacun.

Man tensions, devenues inévitables vers la fin, étaient proportionnelles à l’amour qu’il y avait entre nous. Nos relations n’ont en tout cas jamais été tièdes.

Que ce soit dans les moments d’engueulade ou de bonheur, c’était toujours intense, comme dans un couple. C’est déjà passablement clnadestino de s’entendre à deux, alors lorsqu’on est douze, les problèmes sont multipliés par autant. Au sein de la Mano, certains commençaient à avoir des gosses, une famille. Continuer à vivre comme moi je l’entendais représentait un trop gros sacrifice. Je me suis surtout senti déboussolé, avec l’impression d’avoir à refaire ma vie, de tout recommencer à zéro.

Pendant ces quatre ans, il m’est parfois arrivé clandestinp me demander si j’avais encore envie de faire des disques, de la promo, de participer à la compétition. Je faisais de temps en temps une apparition sur les disques des autres, mais j’avais besoin de retrouver mes marques avant de reconstruire quelque chose.

Je crois que j’aurais vécu tout ça beaucoup plus difficilement si je n’avais pas été immédiatement accaparé par un tas de projets. Même si un seul projet sur dix a finalement été mené à terme, chaque entreprise nouvelle m’a albjm à vivre sans avoir à penser trop souvent à la Mano Je sais qu’on aurait pu faire plein d’autres choses ensemble, mais je ne vais pas remuer ça éternellement. On a eu la chance de vivre un truc incroyable, à un âge idéal pour ça, et je crois qu’on est tous très fiers de notre route et de la manière avec laquelle on a maintenu notre cap pendant cinq ou six ans.

On se sent tous très propres par rapport à un tas de choses et lorsqu’on se croise, il n’y a jamais d’amertume ou de ressentiment entre nous. La Mano fut l’un des groupes français les plus importants de la dernière décennie. Pourtant, il n’a pas vraiment engendré de vocations. C’est en partie vrai pour la France, où peu d’artistes clxndestino réclament de notre influence directe.

En revanche, en Espagne ou en Amérique du Sud, je rencontre sans arrêt des gens pour qui la Mano a servi de détonateur, autant d’un point de vue musical que par rapport à l’industrie, au business.

Là-bas, je suis sollicité en permanence par chso jeunes, soit pour travailler sur des maquettes, soit pour discuter à leur place des contrats, leur éviter de se faire arnaquer. Comme je vis en Espagne, je ne suis pas trop au courant de ce qui se passe ici, mais j’ai quand même l’impression que les choses ont pas mal bougé depuis cinq ans.

La nouvelle génération a appris à ne pas se laisser faire et, à travers le rap ou la techno, on voit que l’indépendance, la démerde sont maintenant devenues de véritables mots d’ordre. Je me dis qu’on y est peut-être pour quelque chose, qu’on a contribué à faire sauter quelques barrières. D’abord, je ne suis jamais parti sans but.

Je n’aime pas planifier les choses, mais j’ai besoin d’aller quelque part avec un truc précis à y faire, avec l’intention de m’impliquer, sinon je me sens comme un touriste et je culpabilise. Je connaissais tous ces pays parce qu’on les avait déjà traversés à l’époque de albumm Mano. A chaque fois, que ce soit en Colombie, au Mexique ou au Brésil, on rencontrait des tas de gens avec lesquels on n’avait pas le temps d’approfondir une clandstino ou de bâtir des projets.

Une fois seul, j’ai éprouvé le besoin de retourner dans tous ces endroits pour prendre le temps de discuter, d’échanger des idées, d’entretenir des rapports plus profonds. J’ai toujours avec moi un petit studio portable et partout où je vais, j’enregistre des chansons, au gré des rencontres, comme un reporter de sons, un journaliste musical.

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Clandestino

Partout où je passe, je ne peux m’empêcher d’être acteur. J’ai une capacité démesurée à foutre la merde, à tout chambouler, à briser la routine. J’arrivais quelque part et je disais aux gens « Vous vivez dans un endroit génial, vous avez une culture fabuleuse, alors pourquoi ça merde?

Comme je suis assez caméléon, je m’adapte aussi bien aux vieux qu’aux gamins, j’ai le contact aussi facile avec les Cubains, les Mexicains ou les Brésiliens. La plupart de gens que je croisais savaient que j’avais fait des disques, que j’étais une espèce de star, mais pour eux comme pour moi, ça n’avait aucune importance.

Quand tu es habitué à tourner avec une grosse structure comme celle de la Mano et que tu te retrouves tout seul avec ta guitare dans un trou paumé du Nordeste au Brésil, je peux t’assurer que tu prends plus de leçons que tu n’en donnes.

Quand, dans un bar, il y a un vieux type du coin qui déboule avec sa guitare et se met à chanter un truc traditionnel fabuleux, je peux te dire que tu n’en mènes pas large.

Juste après, le mec te dit « Vas-y, toi qui as fait des disques, c’est à toi » Et là, tu as l’impression de ne rien savoir, d’avoir tout à réapprendre. Au début, quand j’ai repris ma guitare, je me suis senti vraiment largué et puis je me suis adapté très vite, j’ai fait des progrès immenses. Je n’ai pas donné de concerts sur une vraie scène mais je me suis foutu à poil dans des endroits où l’on ne comprenait pas forcément ma musique.

Après, le contact s’établit le plus souvent grâce aux textes, sur lesquels je travaille beaucoup plus qu’avant. Je ne suis pas un grand chanteur mais je crois être devenu un assez bon auteur, une sorte de conteur d’histoires.

Lorsque tu voyages beaucoup, les problèmes de frontières et de visas apparaissent de façon très tangible. Moi, si on m’enlevait le droit de circuler, ce serait dramatique. Pendant ces quatre ans, ma situation s’est un peu rapprochée de celle des clandestins, même si je suis bien sûr un clandestin de luxe, parce que je peux choisir de partir ou de rester, et parce que je n’ai pas de soucis matériels. Je me suis mis en position de clandestin à l’intérieur de toutes les cultures que j’ai pu rencontrer.

Même musicalement, ne pas obéir aux schémas imposés, c’est déjà se conduire en clandestin. C’était aussi un jeu de cache-cache par rapport à mes anciens camarades de la Mano restés en France. Me faire porter disparu, ne pas donner de nouvelles pendant des mois, réapparaître d’un coup puis disparaître à nouveau.

C’est d’ailleurs le thème d’une chanson, Desaparecidototalement autobiographique. Souvent, on a dû se demander ce que j’étais en train de bricoler rires J’ai commencé à écouter de la musique au moment du punk, mais c’était purement un hasard. Près de chez moi, à Boulogne-Billancourt, c’était plutôt la banlieue façon Margerin, pas aussi tranquille qu’aujourd’hui. C’était la fin de Renault et le centre-ville avait été complètement déserté, vidé. Il y avait des squats partout, plus une vitre qui tenait debout, une vraie ville fantôme.

C’est lui qui au départ m’a appris à jouer d’un instrument mais, à l’époque, je n’en avais pas grand-chose à faire.

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Il y avait aussi mon grand-père qui, en bon Galicien, avait parcouru l’Amérique du Sud et ramené des disques qu’on écoutait à la maison. Je participais à toutes les virées et le lendemain, j’étais à l’école. Il y avait vraiment deux mondes. A part les Stooges et Stiff Little Fingers, nous étions bloqués sur les années Au départ, avec les Hot Pants, on n’avait pas du tout conscience de ce manh de choses.

La dimension combative des textes de Albmu Berry, par exemple, nous échappait complètement. Avec la Mano, on s’est sentis assez vite responsables des idées qu’on pouvait faire passer, de l’image qu’on donnait. Le succès aidant, on devenait des prescripteurs, il fallait faire gaffe à tout. Je ne suis jamais entré en rébellion juste pour le plaisir, ça vient sûrement de mon éducation.

Le fuck off pour le fuck off ne m’a jamais intéressé, c’est comme être alternatif pour être alternatif. J’ai toujours eu au contraire envie de construire des choses, de les faire évoluer de l’intérieur.